L’histoire de la gomme à effacer

De nos jours, la gomme à effacer représente un petit objet mou et souple fait de caoutchouc ou de matière plastique. Le plus souvent on l’utilise pour effacer des traits d’encre ou de crayon.

Il est intéressant de savoir que jusqu’au XVIIe siècle pour effacer les traces, les gens ont utilisé une fine lame à les gratter ou bien de la mie de pain mouillée dans du lait. Vous ne connaissez pas peut-être le nom de Cennino Cennini, on l’associe au Livre de l’art où sont présentées des pratiques d’atelier, utilisées à la fin du Moyen Âge. Ce livre conçu au l’aide des peintres, recommande d’utiliser de la mie de pain pour effacer les traits de mine de plomb ou de fusain.

Premièrement, la substance avec la consistance du miel(latex), provenant de l’Amazonie n’a pas attiré l’intérêt des Européens. Il s’agit de la sécrétion de l’arbre hévéa (Hevea brasiliensis), les populations indigènes l’utilisaient pour l’éclairage et pour faire des chaussures imperméables. Le liquide laiteux se propage en Europe après la communication à l’Académie des Sciences de Charles de la Condamine et François Fresneau(1751). Ces experts scientifiques redécouvrent la substance élastique, ils francisent le mot utilisé dans les tropiques «cao tchu » (bois qui pleure) par le mot «caoutchouc». D’abord l’utilisation du latex reste limitée car il est très sensible au froid et à la chaleur. Les scientifiques encouragent la grande publique à examiner les propriétés du latex et les possibilités de son application pratique dans la vie.

Quelques années après, le 15 avril 1770 le clergyment Joseph Priestley qui a porté plus tard son attention sur la chimie, découvre une capacité spécifique et utile de la gomme indienne. Il écrit «j’ai vu une substance parfaitement adaptée à l’effacement des marques de crayon de graphite sur le papier». Le nom anglais «rubber» est dû au mode d’effacement- en frottant sur le papier (en anglais «to rub»). La même année, Edward Nairne- un ingénieur britannique a fabriqué la première gomme en latex, elle est vendue à un coût très élevé. Ces gommes étaient nommées «peau de nègre» à cause de leur couleur. En 1791 est lancé la première application commerciale de la matière noire par Samuel Peal. Il a patenté la méthode d’imperméabilisation des tissus- il les traitait avec une solution de caoutchouc dans la térébenthine.

L’utilisation du caoutchouc prend un essor quand, en 1839 l’américain Charles Goodyear a développé la vulcanisation. La résistance aux variations de température de la substance et ses propriétés mécaniques sont améliorées grâce au traitement du caoutchouc par le soufre, aux températures supérieures au point de fusion du produit. La matière élaborée est devenue aussi imputrescible, non collante etc.

Il est curieux qu’en 1878 aux États-Unis soit déposé un brevet pour la gomme qui est fixée à l’extrémité du crayon. Les années suivantes l’élaboration du caoutchouc a continué, le 7 décembre 1888 le britannique John Boyd Dunlop a déposé le brevet du pneu à air avec valve. Il a réussi à propager son idée et son invention a eu du succès auprès les utilisateurs de vélo. En 1891 les frères Michelin ont développé sa création et ils ont mis au point un pneu démontable pour bicyclette. Aujourd’hui Michelin se trouve parmi les meilleures entreprises de pneumatique au monde.

En 1909 F. Hofmann, un chimiste allemand, a patenté le caoutchouc synthétique. Les années 1920-1950 sont marquées par l’apparition des premiers caoutchoucs synthétiques: polybutadiènes (PB), copolymères de butadiène et de styrène (SBR), polychloroprènes (CR) et aussi par l’essor de cette industrie.

Bien que le caoutchouc naturel soit originaire d’Amazonie, aujourd’hui plus de 90% de caoutchouc consommé mondialement est produit par l’Indonésie, la Malaisie et la Thaïlande.

De quoi est fabriqué la gomme à effacer?

La gomme de bureau peut être faite de caoutchouc naturel ou synthétique. Les plus répandues sont celles fabriquées à partir des produits chimiques tels que le styrène et le butadiène, on ajoute aussi du soufre, huile végétale et pierre ponce en quantité variable. Le plus souvent les gommes sont bicolores: côté rouge pour gommer le crayon et côté bleu pour l’encre. Vous supposez peut-être que la gomme à encre, contient un peu plus de pierre ponce que la gomme à crayon, il s’agit d’une substance abrasive qui arrache une fine pellicule de papier.

Pour les gommes de caoutchouc naturel, on retire l’eau à partir du latex(la résine de l’hévéa) afin d’augmenter la teneur en caoutchouc de 60%. Puis, on ajoute de l’acide pour produire des feuilles solides de caoutchouc sec. Les différentes couleurs sont au résultat de l’addition des pigments tels que l’oxyde de fer et l’oxyde de zinc. À la fin, grâce au processus de vulcanisation la gomme à effacer devient beaucoup plus résistante aux conditions extérieures.

Comment fonctionne la gomme à effacer?

Comme chacun le sait, le papier représente un matériau rugueux, sous un fort grossissement vous pouvez voir les fibres du bois du papier. Quand vous écrivez ou dessinez quelque chose sur la feuille à l’aide d’un crayon à mine, vous emprisonniez des petits morceaux de graphite entre les fibres du papier. Bien sûr, le frottement de la gomme abîme un peu la feuille et extrait une petite quantité de caoutchouc sur la gomme. Ensuite il ne reste plus qu’à enlever le mélange de caoutchouc et de graphite(les gommres).

Actuellement, les gommes à effacer sont beaucoup plus douces, effacent mieux et préservent la structure intégrale de la feuille. Le marché est inondé d’un grand nombre de gommes différentes et de formes diverses- animaux, aliments, desserts, fruits, légumes, véhicules, etc. Dans ce cas, leur but n’est pas seulement d’effacer une erreur, mais de rendre les enfants heureux.

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